Aujourd’hui, c’est jour de repos. Tu n’avais rien à faire et tu ne voulais pas vraiment travailler tes cours. Tu en faisais déjà suffisamment pendant les heures de cours, et tu considérais que tu pouvais au moins t’accorder un petit jour de repos. Enfin, tout le monde pouvait s’accorder des vacances. Te levant de ton lit, tu regardas un peu autour de toi. C’était un vrai bordel au tour de ton lit, tu te demandais ce que tu devrais faire pour que ça change. Surement prendre de ton temps pour mettre de l’ordre mais rien qu’à l’idée de penser à ça, tu n’avais qu’une envie, t’enfuir le plus loin possible. Lorsque tu habitais encore avec ta mère, c'était toujours elle qui faisait tout pour ranger ta chambre, mais maintenant qu'elle n'était plus là même quand tu prenais du temps pour tout ranger, le jour suivant tout était revenu à son état initial. Franchement pourquoi nos affaires n’étaient pas capables de ce déplacer toutes seules, ce serait tellement plus simple. Bon après tu savais que le jour où quelque chose comme ça pouvait arriver était encore loin, ce n’était qu’utopie. Mais tu ne pouvais t’empêcher de penser à des moyens débiles comme celle-là qui pourrait simplifier la vie à bien des personnes. Bref, ce n’était pas le moment de penser à cela pour le moment. Quittant ton lit, tu ramassas le drap et l’oreiller que tu avais fait tomber dans la nuit. Un autre mauvais côté chez toi, tu ne savais pas dormir droit. Tu ne savais même pas comment tu faisais pour changer autant de position en une nuit. Te rendant vers ta commode, tu l’ouvris pour trouver de quoi t’habiller. Pour une fois que tu pouvais t’habiller de manière décontracté, tu n’allais pas te gêner, et puis tu te sentais mieux quand tu étais à l’aise dans tes vêtements. Vêtements choisis, sous-vêtements pris, chaussure prête, tu te rendis finalement dans la salle de bain, histoire de prendre une bonne douche. Tu avais l’habitude de prendre des heures et des heures pour te préparer mais pour une fois, tu allais faire autrement. Tu avais envie de vite terminer ta douche et de te préparer pour pouvoir aller prendre l’air. Ainsi au bout d’une vingtaine de minute, tu étais déjà préparé et prêt à ouvrir la porte de ta chambre. Tu t’es souvent demandé si une chambre était mieux qu’une résidence, mais ne voulant pas trop gaspillé ton argent et évitant ainsi la tentation de faire tous les jours la fête, tu avais opté pour une chambre. Pour le moment, tu n’étais pas dérangé alors cela t’arrangeait un peu. Et puis, cette petite chambre te rappelait la tienne, une chambre où tu as toujours vécu avant aujourd’hui. Plongé dans tes pensées et souvenirs, tu marchais, descendant les marches, quittant l’enceinte de l’école pour te rendre dans la cours principale. Tu n’avais pas souvenir d’y être déjà venu pour y passer du temps. Heureusement, il n’y avait pas beaucoup de personne de présente.
Presqu’une heure que tu flemmardais dans la cour sans vraiment savoir quoi faire. Tu commençais même par t’ennuyer là. Réfléchissant à toutes les possibilités qui s’ouvraient à toi pour pouvoir t’occuper, l’une attira plus ton attention que les autres. La salle de danse. Tu n’avais pas eu l’occasion de pratiquer ou d’améliorer tes pas de danse depuis le début des cours. Ça te manquait énormément là, et tu voulais vraiment te dégourdir les jambes. Alors ce serait faire d’une pierre de coup, puisque tu pourras t’occuper tout en faisant quelque chose qui te plaisait. Te levant d’où tu étais, tu te tourne vers l’entrée du bâtiment tout sourire et t’y rend presqu’en sautillant. Tu sais qu'aujourd'hui les salles d'art en tout genre n'étaient pas occupé, alors il n'y aurait aucun problème pour que tu puisse t'y entrainer. Quiconque te verrait, t’aurais cru fou, ou pire encore ils t’auraient pris pour un enfant attardé. Ils n’auraient pas été si loin de la vérité que cela, maintenant que tu y pensais. Mais tu n’en avais rien à faire, il semblerait qu’il n’y avait plus grand-chose pour te casser ta bonne humeur. Le simple fait de penser que tu pourras aller te déchainer dans une salle de danse, te comble de bonheur. Tu marchais donc tranquillement passant divers salle en tout genre. Tu te rapprochais de ton lieu de prédilection lorsque ton attention fit attirer ailleurs. Un bruit, non plutôt une douce mélodie s’élevait d’une des salles, une salle que tu soupçonnais d’être la salle de musique. Te demandant si tu devais continuer ton chemin, ou t’arrêter et jetais un œil, tu t’arrêtas en plein milieu du couloir. Cette mélodie était vraiment magnifique, l’écouter te faisait penser à ceux que jouer une de tes sœurs il n’y a pas si longtemps. Et tu te mis à repenser à elles, elles et à ta mère. Tu avais envie de les revoir, tu avais envie d’être avec elle en ce moment au lieu d’être ici. Mais tu ne pouvais pas partir, surtout que tu devais reprendre les cours le lendemain. Pris de curiosité, tu finis par avancer d’un pas vers la porte d’où émanait toujours la belle mélodie. La poussant doucement pour ne pas te faire remarquer, tu ne voyais pas qui jouait. Tu ne voyais la pianiste que de dos mais tu étais plus que certains qu’il s’agissait d’une fille. Mais tu ne semblais pas la reconnaitre, elle ne devait pas être dans ta classe dans ce cas. Tu continuais d’avancer, entrant un peu plus, intrus dans son espace. Lâchant la porte, trop tourné vers cette musique, tu ne lui prêtas pas attention. Ainsi lorsqu’elle se referma sur elle-même causant un bruit sourd, ton cœur rata un battement. Te retournant instinctivement, tu te traitas mentalement d’idiot avant de te retourner vers l’autre personne présent dans la pièce. Qui s’était elle aussi arrêté de jouer, surprise par l’intrusion.
« Euh……Salut. Désolé de te déranger, je voulais juste venir t’écouter d’un peu plus près »
Tu ne savais pas si t’excuser changerait les choses, mais au moins tu l’auras fait.